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LA LIGNE DE TRAIT Tous droits réservés - Bogeyman 2002 © |
Libérons……la
ligne d’attelage !
- Imaginez une remorque dont le timon serait soudé au châssis du véhicule tracteur plutôt que monté sur rotule …….C’est, mécaniquement parlant, à peu près le même phénomène qui se produit lorsque la ligne d’attelage de votre traîneau est fixée à l’avant du traîneau (patins ou plaque basket)….ou simplement guidée à l’avant par un anneau « immuable » fixé au châssis.
- L’avant du traîneau subi des efforts verticaux dus à son propre poids bien sûr, au poids induit par une charge éventuelle mais aussi à la résultante verticale des forces de traction …..(et sur certains traîneaux au poids du musher …..mais cela est un autre problème.)
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D’autre part, dans les courbes ou plus simplement lors de chaque changement de
direction, une composante horizontale induit une force centripète qui
s’oppose aux « forces naturelles » de gravité
(centrifuges)….N’oublions pas que la force centrifuge ne représente
physiquement qu’une orientation « non verticale » de la gravité….
On comprends dès lors, bien mieux le parallèle avec le « montage sur rotule » de la remorque imposé par le fait que les efforts sur le timon (et en retour sur le véhicule tracteur) sont tri-axiaux.
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Ce « conflit » des forces centripètes et centrifuges rend le traîneau
totalement dépendant de la ligne de trait….et donc, La Palisse l’aurait dit
mieux que moi….totalement indépendant de la volonté du musher. En un mot, le
musher subit dans les courbes la « volonté » de son attelage et
pour tenter de garder un contrôle sur son traîneau, le musher se voit
contraint de lutter contre des forces pouvant atteindre facilement 250 kg !…..
Le système « chiens+ligne+traîneau+musher » ne faisant qu’un
« bloc compact » lancé d’un même élan sur une
trajectoire……aléatoire !
- S’il demeure donc impossible de lutter contre la gravité (forces centrifuges)…..il reste toutefois possible, dans une certaine mesure, de limiter l’ampleur de la force centripète est ainsi tenter de garder une certaine indépendance du traîneau par rapport à l’attelage…..
- Les forces centrifuges si elles ne se contrôlent pas…..se « canalisent »….. et un bon musher saura, à l’instar d’un pilote de rallye automobile….ou d’un pilote de voltige « au break », les utiliser à son profit pour négocier la courbe en un minimum de temps et sur une trajectoire choisie et définie.
- Pour les autres, il restera la classique solution de limiter la vitesse du traîneau avant le virage……Mais, en course…le but n’est t’il pas avant tout de limiter les pertes de temps ?
- Malheureusement, si il est difficile de concevoir une ligne d’attelage…..montée sur rotule ! Il reste néanmoins possible « d’imiter » mécaniquement ce montage de façon relativement simple.
- Un passant de guidage (anneau) coulissant sur un sandow rend parfaitement cet office. L’anneau assure la mobilité horizontale, la « flexibilité » du sandow se charge de la mobilité verticale. La « composition » des deux mouvements (ou déformations) assure une parfaite mobilité tri-axiale…..
- Autre avantage non négligeable de se système simple, l’avant du traîneau ainsi libéré en partie des contraintes verticales de la ligne d’attelage, déjauge « naturellement », favorisant les relances et les accélérations. Le choix de la dureté du sandow permet un certain « réglage » et donc de la facilité qu’aura le traîneau à déjauger……Pour autant que sa conception et celle de ses patins, le permettent !
- Malheureusement, ces systèmes (libération de la ligne et déjaugeage) ont un inconvénient…….Ils imposent de savoir conduire un traîneau.......
Ch.LEFEBVRE