|
LES SEMELLES Tous droits réservés - Bogeyman 2005 © |
- Quelques tests et "études" sur les semelles vissées - Comparaison avec les autres types -
-
Les semelles
interchangeables sont pratiques, voire irremplaçables dans certains
cas, car elles permettent d'adapter le type de semelle instantanément aux
conditions et, le cas échéant, de remplacer une semelle endommagée.
Elles
permettent aussi un fartage facilité en les déposant bien à plat sur un rail
monté sur banc.
- Toutefois, elles sont relativement fragiles et
relativement peu durables en raison d'une épaisseur réduite en leur centre
(souvent moins de 3 mm pour une semelle standard de 5 mm). Pour les mêmes
raisons, une semelle de 8 mm, par exemple, ne "vaut" en réalité qu'une semelle
de 5.
- Elles sont aussi plus chères à l'achat.
D'autre
part, l'utilisation de rails aluminium n'est pas compatible avec les patins
modernes à forte déformabilité et la mise en place ou le changement des semelles
sur ce type de rail est quelquefois difficile en raison d'une différence
importante des coefficients de dilatation alu/PE et/ou d'un dépôt d'alumine en
surface du rail après un certain temps.
Dernier défaut (bien que souvent
peu invoqué mais néanmoins bien réel) :
Le fraisage de la queue
d'aronde induit une surchauffe du plastique qui peut perdre localement une
partie de ses caractéristiques.
Si cette dégradation locale est peu
gênante sur des semelles d'entraînement en PEBD ou PEMD ou en rando, elle peut
devenir pour le moins "sensible" sur des semelles de compétition en PEHD qui
quelquefois peuvent devenir guère plus "efficace" qu'une banale semelle de
ténacité inférieure.
-
Pour compenser certains de ces défauts, les rails polymères tendent à se
généraliser chez la plupart des fabricants.
Ils facilitent grandement la mise
en place et le retrait des semelles quelque soit la température. Le temps durant
lequel ces semelles sont restées en place ne pose plus de problème.
Ces
rails ne modifient pas ou très peu le rendement et la réponse du patin (car le
PE du rail est déformable, "extensible" contrairement à un rail alu) et font que
les semelles interchangeables deviennent compatibles avec les patins haut
rendement, à récupération ou galbés à forte déformabilité.
Cependant, les
autres défauts demeurent.
- Les semelles collées ou intégrées ont pour
elles une épaisseur constante, un faible poids, une parfaite "intégration" au
patin et l'avantage de très peu modifier le rendement.
Malgré tout, si elles
modifient peu le rendement du patin, elles ne sont malgré tout pas compatibles
avec les patins à forte déformabilité et/ou à récupération car la colle possède
une résistance au cisaillement relativement faible. Montées sur ce type de
patin, ces semelles finissent pas se décoller ou se déformer. La déformabilité
maxi acceptable avec ces semelles est en moyenne de +-8% (+- comme les skis)
alors que les patins modernes admettent couramment des déformabilités de -12%/+4
voire -15%/+5.
Elles ont aussi le grave défaut de ne pouvoir être
remplacées d'où l'impossibilité d'adapter le traîneau aux
conditions.
Elles impliquent d'opter pour des solutions techniques
permettant un changement des patins mais on arrive très vite dans des "extrêmes"
onéreux et "compliqués" : au moins une paire de patins de chaque type (tex,
graphite) + en pratique la nécessité d'avoir au moins une paire "en secours" au
cas où une semelle est abîmée + une paire pour les entraînements....
Il
est peu fréquent qu'une paire de semelles collées dure plus d'une saison en
raison de leur faible épaisseur.... tout cela implique des frais importants et
une performance qui se dégrade au fil de la saison si l'on a pas la possibilité
de changer de patins régulièrement ou en temps voulu.
Les semelles
collées ont aussi le défaut d'être nécessairement "minces" (3 mm au maximum mais
le plus souvent 1,5 à 2 mm) car au delà, trop "raides" pour être collées
efficacement, pouvoir accepter les contraintes thermiques (mêmes contraintes que
pour les skis) et "se limiter" à la déformation admissible par la colle.
En définitive, elles ont donc la même relative fragilité et aussi faible
durabilité que les semelles interchangeables, voire moins car cette faible
épaisseur concerne ici la totalité de la surface et non plus le centre (rail)
uniquement.
D'autre part, un ressemelage restera toujours onéreux en
raison notamment du prix de la colle, du travail et de l'outillage nécessaire et
quelquefois des frais de port. Il nécessite en outre, une immobilisation du
patin.
Un ressemelage vaut fréquemment 2 à 3 fois le prix d'une paire
de semelles interchangeables et 3 à 4 fois celui d'une paire de semelles
vissées.
Un patin n'est pas non plus éternellement "ressemelable" (tout
au plus 3 à 5 fois suivant l'état et les compétences du technicien.
Progressivement, il se produit inévitablement une dégradation du support en
raison des pressions à chaud successives (perte de rigidité en torsion etc...)
qui, à terme, rendent le patin "impropre" à un ressemelage ou à une utilisation
en compétition.
De plus, si il est "facile" de replacer une semelle en PEBD
ou MD, la mise en place d'une semelle en PEHD est autrement plus "délicate". Il
arrive fréquemment qu'un patin ressemelé ne soit pas aussi performant que lors
du "semelage" d'usine dès la première fois.
Il existe aujourd'hui,
bien que encore peu courantes même en ski, des colles à froid très performantes
qui évitent certains des défauts sus-cités. Cependant ces colles sont très
chères (compter environ 120 € pour une paire de skis). Ce prix explique pourquoi
elles sont encore "réservées" aux skis de compétition.
- Les semelles vissées ont "contre elles" la présence
de trous de fixation et l'impossibilité de changement rapide.
Elles
imposent en outre de repercer le patin à chaque changement donc inévitablement
de le détériorer. Là aussi, la "manœuvre" à ses limites car après quelques
changements, le patin devient un "gruyère", inévitablement fragilisé, il "prend
l'eau".....
C'est "dommage" car elles ont aussi bon nombre d'atouts
:
- Toutes les épaisseurs sont possibles de 4 à 10 mm.
- Leur
épaisseur est constante sur toute la surface,
- Elles sont très
durables et de surcroît réparables donc très économiques.
- Les
caractéristiques du plastique ne sont pas modifiées par un usinage
quelconque.
- Jusqu'à 6 mm d'épaisseur elles ne modifient pratiquement pas le
rendement du patin et sont donc exploitables avec les patins modernes à
récupération et/ou à forte déformabilité.
En outre, si une
"perturbation" existe avec des épaisseurs "importantes", elle peut, être prise
en compte lors de la fabrication du patin car les caractéristiques mécaniques du
plastique sont connues.
- Ces semelles sont les seules compatibles avec un
rainurage.
Ce sont ces "atouts" et notamment le dernier point (rainurage) qui nous ont conduit à les "étudier de plus prés"....
- Quid des trous de
fixation ?
..... dans le but de chercher une solution pour
pouvoir "ENFIN" utiliser des semelles rainurées sur un traîneau, nous avons fait
de nombreux tests comparatifs autant sur le terrain qu'en labo et sur
modélisation informatique afin d'évaluer les perturbations engendrées par ces
trous et ce, dans toutes les conditions possibles de neige, météo, avec ou sans
fartage, avec ou sans rainure de différents profils, texB ou graphite, sur
différents types de traîneaux....
- Ces tests ont montré que bons nombres
d'a priori existants sur ses semelles sont infondés et ce, à notre grande
surprise, MÊME en ce qui concerne des semelles ordinaires, "plates", (non
rainurées) qui peuvent, sous certaines conditions, être plus performantes que
des semelles interchangeables ou collées.
. Les trous, si ils peuvent
"gêner" lors d'une structuration parallèle en "cassant" la structure, ne
sont en aucune façon une gêne lors d'une structuration en quinconce.
Or
ce dernier mode représente, autant sous nos latitudes qu'en Alaska ou
Scandinavie, le mode privilégié et le plus efficace.
Seules varient suivant
les conditions, la profondeur, l'orientation et la séparation relative des
structures.
. Une structuration parallèle, compte tenu des longueurs en jeu
et surtout des pressions très variables sous un traîneau ne démontrent qu'une
"efficacité" très relative et uniquement sur quelques décimètres en avant du
nœud vibratoire avec pour conséquence un "boutage du substrat" un peu plus
loin, où les pressions deviennent plus élevées.
En pratique ce type de
structuration est "inutilisable".
Au
niveau purement "cinétique", on entend souvent dire que ces trous présentent un
obstacle en "cassant" l'uniformité de la semelle et donc se révèlent être une
"entrave" à une glisse optimale.
Là encore ce n'est pas aussi
"simple".
C'est vrai et c'est faux.
- C'est vrai si leur
séparation est mal choisie en fonction de la plage de vitesse envisagée et des
pressions.
- C'est vrai si leur diamètre est trop important ou au contraire
trop petit et de façon plus générale, si leur volume n'est pas
judicieusement choisi.
- C'est vrai si leur bord est "abrupt"
- C'est vrai
si ils sont mal centrés sur la semelle car les pressions ne sont pas forcément
uniformes transversalement.
Dans le cas contraire, ils peuvent et contre
toute attente, être un avantage en se comportant comme des "réservoirs à eau"
qui re-distribuent une partie du substrat emmagasiné sous le patin lorsque
celui-ci atteint une certaine vitesse, compensant ainsi et de façon relativement
efficace, une absence ou une "lacune" de fartage ou complétant
celui-ci.
Pour cela, quelques conditions :
- Il est nécessaire que
leur séparation axiale (intervalles entre les trous) soit judicieusement choisie
afin que le substrat redistribué couvre l'intégralité de la surface séparant 2
trous compte tenu du volume d'eau "distribuable" et du temps de recharge (donc
de la vitesse).
Mieux encore, nous pouvons démontrer qu'il est possible de
jouer sur cet intervalle pour compenser les différences de pression aux
différents endroits du patin et ainsi "faire mieux" quelquefois qu'un fartage
qui serait plus ou moins uniforme et surtout permettre un certain "équilibrage"
du patin.
- Un diamètre en dessous d'une certaine valeur est
effectivement un "frein" dans la mesure où, trop petit, le trou ne peut pas se
charger en neige faute de pouvoir se vider de son air lors du "passage
sol".
Le trou reste vide et il se crée alors une dépression à
l'intérieur de celui-ci proportionnelle à la vitesse, qui engendre un
phénomène de "succion" entre la semelle et le sol.
- Au dessus d'une
certaine valeur, le phénomène est le même (le trou ne se remplit pas) mais pour
une raison différente : Trop large par rapport à sa profondeur, les effets de
surface ne sont pas suffisant pour retenir le substrat.
Ce sont essentiellement ces paramètres qui, mal choisis ou choisis
"au pif", faute d'études approfondies ont attribué aux semelles vissées, des
"sous-performances" qu'elles n'ont pas en réalité... loin s'en faut
!
Dernier avantage "inestimable", des intervalles réduits entre
les trous "durcissent" le patin plus à cet endroit qu'aux endroits où
l'espacement est plus important (parce que l'étirement absolu de la semelle est
moins important sur une petite distance que sur une grande.... comme l'étirement
absolu d'un sandow est plus important sur un long sandow que sur un
court....même si l'allongement relatif est constant).
Il devient ainsi possible, dans une certaine mesure d'adapter
encore mieux le patin pour que les pressions tendent à se
linéariser.
Dernier point : pour faciliter le remplissage et la "vidange" du trou, il est intéressant de prévoir des gorges de coulée en "cassant" le rebord du trou dans l'axe de la semelle ou mieux, en aménageant par un court fraisage une gorge un peu plus longue (1 à 2 cm) qui permettra une redistribution optimale du substrat.
On l'a compris, tout ce qui est dit ci-dessus concerne des semelles vissées "plates". Celles-ci sont bien adaptées aux entraînements, loisirs.....voire à certaines courses dans des conditions bien spécifiques.
Quand la semelle vissée devient un "must" pour la
compétition.... :
- Le GROS défaut des semelles "plates",
notamment collées ou interchangeables vient "paradoxalement" de leur trop
parfaite planéité.
C'est un phénomène inconnu en ski (ou
négligeable) car la pression sous un ski de descente est uniforme et, compte
tenu de la largeur du ski (donc de sa surface totale) et de son adaptation au
skieur (position, résistance....), cette pression est d'une valeur relativement
faible par cm2.
D'autre part, les structures de la semelle "cassent la
perfection" de planéité et, compte tenu des vitesses élevées et des pressions
faibles, malgré leur très faible profondeur, les structures suffisent à garder
suffisamment d'air pour éviter une dépression "gênante".
- Il
en est tout autrement sous un patin de traîneau.
Les pressions ne sont pas du
tout uniformes. Elles sont même "très " élevées en certains endroits et très
faibles à pratiquement nulles à d'autres.
De plus, compte tenu de la faible
largeur d'un patin de traîneau (une quarantaine de mm en général contre une
centaine pour un ski) et même si les longueurs sont un peu différentes, les
pressions restent, par unité de surface, bien plus élevées sous un traîneau même
en valeurs moyennes.
Enfin, un ski glisse à des vitesses qui n'ont rien à
voir avec les 5, 20 ou 40 km/h d'un traîneau.
Ces pressions importantes
et vitesses faibles ont pour conséquence de chasser l'air sous le patin et une
partie de l'air contenu dans le substrat qui devient "lisse"
(damé).
Or, deux surfaces "lisses" (semelle et substrat "pressé) qui se
retrouvent en contact "appuyé", "sans air" entre les deux, a pour effet
d'occasionner un phénomène de dépression avec pour conséquence le classique
"effet ventouse".
De plus, ce phénomène purement mécanique à la base
(dépression) s'accentue encore avec le frottement en chargeant la semelle en ES
et parce que, en raison des pressions élevées, un patin "trace un sillage" qui
limite encore l'échappement latéral de l'air..
Il
est donc important, faute d'être capable de diminuer significativement les
pressions en certains points "critiques", de pouvoir amener une certaine
quantité ou "couche" d'air de manière à éviter ou limiter cette
dépression.
Un des moyens "simple" et certainement le plus efficace est
de rainurer axialement la semelle (façon ski de fond même si les raisons d'être
et la "forme" ne sont pas identiques) et d'abattre les bords de la rainure de
manière à permettre à l'air emprisonné ou s'écoulant (suivant si la rainure est
fermée ou ouverte*) de "glisser" sous les surfaces de contact latérales lorsque
la rainure sera mise sous pression*.
* 2 "techniques" possibles
:
- soit on ouvre la rainure jusqu'en amont du point d'attaque et c'est
l'écoulement relatif de l'air dans la rainure qui engendre une surpression.
-
soit on ferme la rainure et c'est la pression verticale sur le patin qui
"chasse" l'air latéralement.
La
première solution est intéressante sur les traîneaux de sprint rapide car
occasionnant moins de traînée sur l'arrière. Par contre, son efficacité étant
proportionnelle à la vitesse, elle ne devient "intéressante" qu'au dessus de
20/25 km/h en moyenne... d'où sa raison d'être plutôt sur les traîneaux et
courses rapides.
Cette solution présente aussi une limite en largeur pour la
rainure car, au dessus d'une certaine valeur, la pression devient insuffisante
aux vitesses atteintes en traîneau.
La deuxième est plus efficace en
terme de "puissance" et est pratiquement indépendante de la vitesse. Cependant,
la fermeture de la rainure à l'arrière engendre une traînée supplémentaire
(quand même très relative si la sortie de rainure est bien étudiée). Elle est
donc plutôt à utiliser sur les traîneaux de mid ou sur les sprints "lents"
(dénivelés, virages nombreux ....) ou encore si la puissance est importante
(grand attelage...)
Une solution "intermédiaire" existe que nous avons
testé mais encore insuffisamment pour pouvoir la proposer. Elle consiste à
ouvrir la rainure sur l'arrière mais en décroissant sa largeur et/ou sa
profondeur progressivement jusqu'au talon. Cette solution permet de limiter très
sensiblement la traînée tout en conservant une surpression suffisante en raison
de la réduction "brutale" du volume de la rainure..... à suivre cet hiver
!
Or, parce que la rainure doit avoir une certaine forme et
profondeur et qu'elle doit être centrée pour que l'écoulement latéral soit
symétrique, il n'est pas possible de rainurer des semelles interchangeables ou
collées, d'épaisseur trop faible.
Il est par contre tout à fait possible de
le faire sur une semelle vissée de 5 mm et plus !
Ce n'est pas le seul avantage du rainurage.
Par
le choix du profil de la rainure (en D comme sur les ski de fond, en "U", en
"V", en chapeau de gendarme....ou même en doublant le rainurage...) il devient
possible de donner au traîneau un comportement spécifique, orienté ou favorisant
certaines conditions ou préférences....
C'est un choix très intéressant
notamment en compétition car, suivant les pistes, les conditions de neige
etc.... on peut, par exemple, favoriser les vitesses élevées en droit par le
choix d'une rainure en D. On peut accentuer un comportement sur ou sous vireur
par un rainurage adapté, casser une vitesse en courbe sur une piste très
"vicieuse" en choisissant un rainurage "abrupte" etc....
D'autre part, en jouant sur la largeur de la rainure, il est possible
d'adapter la largeur effective de la semelle (surface totale ou utile de
contact) pour, par exemple, réduire la largeur pour des pistes rapides et dures
(amener le traîneau à un "équivalent patins" de 31 mm, par exemple) ...
Ou
encore, sur piste très molle où il faudrait, normalement des patins plus larges,
il est possible d'utiliser un rainurage en "chapeau de gendarme" très évasé, qui
augmente sensiblement la surface en contact et ainsi arriver à un équivalent 42
ou 44 mm mais sans ou avec moins de "collage" en raison de la dépression
relative dans la rainure (air...).
Enfin, plus de "problème de trous" puisque situés en fond de gorge où les pressions du substrat sont très faibles comparativement à celles des surface en contact (voire nulles sur pistes dures), le trou est, au mieux en contact avec l'air uniquement ou "au pire" avec le substrat mais sans pratiquement aucune pression significative (dans le cas de neiges très molles) et donc, dans un cas comme dans l'autre, sans aucun effet au plan dynamique.
Il restait à pouvoir changer de semelles
facilement....
depuis le 01/12, tous
nos patins sont équipés en série de pas de vis en aluminium intégrés destinés à
recevoir des vis métaux en alu ou laiton à la place des vis à bois
habituellement utilisées pour la fixation des rails ou semelles
*
Plusieurs avantages :
- Possibilité de monter un rail
si l'on veut utiliser des semelles Apir ou de monter des semelles vissées de
toute "nature" (épaisseur, rainurée ou non, TexB ou graphite etc...).
-
Plus de patin abîmé lors des changements de semelles vissées
- Les
intervalles entre les pas de vis intégrés sont "calculés" en atelier lors de
l'assemblage du patin en fonction de celui-ci, de la structure, du musher....
garantissant ainsi la meilleur répartition des pressions possible.
-
N'importe quel traîneau devient utilisable en entraînement ou sur pistes
"mauvaises" en montant des semelles épaisses en place des rails ou des semelles
de course et ce, en modifiant très peu sont comportement initial.
- Très
économique, polyvalent, semelles réparables.....
- Très performant : Nos
essais montrent qu'une semelle rainurée judicieusement choisie augmente le
rendement (moindre frottement, moindre perte de vitesse en courbe, meilleur
comportement, comportement adapté aux conditions etc....) dans des proportions
comprises entre +15% sur des pistes molles et jusqu'à +55 % !!!! sur des pistes
très rapides et conditions "idéales" ! (par rapport à une semelle
plate)
- Compensent l'absence de fartage sur les traîneaux ne le
permettant pas ou pour les mushers ne maîtrisant pas la technique. Complètent
efficacement le fartage dans les autres cas en "nivelant" les pressions et en
augmentant sa durabilité.
Dans certaines conditions (notamment pistes
rapides, froides, dures.... ou au contraire très "molles), une semelle rainurée
adaptée fait même nettement mieux que le meilleur des fartages.
- Evite
la lacune temporelle du fartage ou allonge sensiblement sont efficacité : le
fartage d'un traîneau en pratique ne "tient" pas plus de 8 à 12 km dans le
meilleur des cas alors que l'efficacité d'une semelle rainurée est
"permanente".
* Ce système simple permet
de remplacer (démontage/montage) sur le terrain un jeu de semelles vissées en
moins de 10 minutes avec un simple tourne-vis.
Sans
"rivaliser" avec les Apir au point de vue facilité et temps de pose et dépose
(quelques secondes), 10 minutes restent cependant sans aucune "conséquence" sur
le terrain où le fartage, la préparation du traîneau....prennent un temps
souvent bien plus important.
Ce temps relativement faible n'interdit pas la
dépose de la semelle afin d'utiliser un banc de fartage, comme pour les semelles
interchangeables.
Par contre, dans tous les autres "domaines" :
rendement, possibilités de choix technique en fonction des conditions,
durabilité, économie, "qualité" du plastique, adaptation au patin et au
traîneau, stratégie de course etc.... une semelle vissée rainurée dépasse
largement toute autre semelle dans tous les cas de figure testés.
Seule "contrainte" au système : l'usage uniquement possible du PE à haute
résilience (PEHD). Ce type de PE est le seul à pouvoir assurer une compensation
thermique suffisante. Cependant, le PEHD étant le seul utilisable dans notre
application.....CQFD Tous
nos traîneaux peuvent dorénavant être livrés équipés de semelles vissées ou Apir
(au choix).
Nos semelles sont "interchangeables" entre +15 et -15°C.
Cette fourchette de température est largement suffisante dans la majorité des
cas. Sur demande, des "aménagements" spéciaux peuvent être prévus pour les
régions "extrêmes" (adaptation 0 à -25°C ou -10 à -35°C).
Cependant, nous conseillons, aux vues des résultats obtenus,
d'opter pour des semelles vissées rainurées et acquérir séparément quelques
paires à orientation diverses, permettant de couvrir au mieux, toutes les
conditions de course envisagées ou d'entraînement, rando....et ce pour un
moindre coût et une bien plus longue "durée de vie.
Ch.LEFEBVRE